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Avenir
des structures d'aménagement
Le paysage de l'aménagement est aujourd'hui
en pleine restructuration. Certes, une partie de l'aménagement
urbain porte encore sur des opérations simples d'aménagement
foncier (lotissements, zones artisanales...) dont les modalités
de réalisation n'ont pas beaucoup évolué. Par contre, les
interventions d'aménagement qui ont un impact significatif
sur la structure et le fonctionnement des villes - qu'il s'agisse
d'opérations très lourdes ou d'interventions "en dentelle"
- sont devenues très complexes. C'est à cette deuxième catégorie
que seront consacrés les débats de l'Atelier. On y observe
actuellement une multiplicité de situations et de modes opératoires.
On crée encore des Sociétés d'Économie
Mixte pour réaliser des opérations thématiques (Z.A.C. de
la Haute Borne ou Eurasanté à Lille, par exemple), mais dans
le même temps, des villes décident de conduire toutes leurs
opérations en direct, sans aménageur : c'est la politique
de Saint Nazaire. Le Syndicat Mixte du Val de Seine n'envisage
pas de faire appel à une société d'aménagement pour l'aménagement
des terrains Renault, mais cherche à s'attacher les services
d'une assistance technique extérieure pour la conduite du
projet d'ensemble. A Strasbourg, la SERS prend le rôle d'opérateur
polyvalent pour le compte de la Collectivité locale et se
positionne comme une "entreprise de développement local" ;
à Paris, la SEMAEST s'affirme avec une responsabilité plus
globale que l'aménagement foncier : responsable de l'amélioration
de la vie dans les quartiers, développeur, intervenant en
secteur diffus. A Lyon, la Communauté Urbaine a créé une délégation
très structurée pour organiser le pilotage des projets territoriaux
qui met en place des responsables de projet ayant autorité
fonctionnelle pour coordonner les interventions des services
internes spécialisés et pour piloter les interventions des
opérateurs extérieurs. A Marseille, on voit en même temps
Euroméditerranée, avec son statut d'Etablissement Public,
prendre la maîtrise d'ouvrage d'une opération lourde et structurant,
et la S.E.M. Marseille Aménagement intervenir sur le tissu
ancien en négociant des contrats avec les propriétaires. Les
G.P.U., créés pour résoudre des difficultés économiques et
sociales, sont soutenus par des structures partenariales complexes
qui s'opérationnalisent de façons diverses : un GIP à Argenteuil,
une Société d'Economie Mixte à Clichy Montfermeil, un Etablissement
Public à Mantes. A Rennes, la S2R anime une concertation préalable
pendant 8 ans avant de devenir concessionnaire d'une opération
; ailleurs, pour intervenir sur du tissu existant, elle choisit
la formule de la "Z.A.C. sans PAZ", parce que c'est plus commode
que d'assembler de nombreuses autres procédures. Etc...
Plusieurs facteurs sont à l'origine des transformations
en cours :
un engagement de plus en plus important et direct de la collectivité
publique dans la conduite des projets d'aménagement, motivé
en particulier par le fait que le coût de l'aménagement et
le risque financier leur reviennent désormais en grande partie,
la complexité croissante des projets du fait de l'intégration
dans les interventions d'aménagement d'objectifs économiques
et sociaux. L'activité des G.P.U. est démonstrative des nouvelles
problématiques résultant de l'intégration de ces différents
points de vue,
la complication du système d'acteurs
- partenariat dans les maîtrises d'ouvrage, réactions du milieu
local ou des associations, diversité des opérateurs - qui
fait apparaître des fonctions et des modes d'intervention
nouveaux.
1. UNE FONCTION ESSENTIELLE APPARAÎT
: LE PILOTAGE DES PROJETS
A travers la diversité des situations, on constate une remise
en cause du schéma linéaire classique amont -> aval, qui procédait
des objectifs à l'opérationnel par une succession de phases
bien identifiées et autonomes. Actuellement, ce qui se passe
sur le terrain au cours de la réalisation a des conséquences
sur la configuration générale de l'opération et peut même
influer sur la stratégie urbaine de la Collectivité Locale.
A Euralille par exemple, si les tours n'ont pas été réalisées
comme prévu, c'est en raison du décalage temporel qui s'est
produit entre l'avancement du chantier SNCF et la commercialisation
des surfaces de bureau... le programme, l'architecture et
la configuration d'ensemble de l'opération dans la ville en
ont été modifiés.
De nouvelles fonctions techniques apparaissent, par exemple
des formes de concertation préalables plus intenses et plus
longues que la concertation institutionnelle "obligée" (à
Rennes, la S2R a été amenée à conduire une concertation pendant
8 ans avant l'engagement d'un projet, pourtant de petite importance)
ou la fonction de "facilitateur", "médiateur de terrain" qui
sert de lien, de relais entre les habitants, les acteurs de
terrain et les différents opérateurs, et entre les opérateurs
eux-mêmes (exemples de Rennes ou Lorient).
Mais la transformation la plus importante est l'émergence
d'une nouvelle structuration des rapports entre "l'amont"
et "l'aval" qui s'organise sur 4 niveaux :
a) Le niveau 1 : la politique urbaine
C'est le niveau le plus amont, celui où se gèrent la vision
d'avenir de la ville et la cohérence territoriale à l'échelle
de l'agglomération. C'est une responsabilité éminemment politique,
à laquelle contribuent plus ou moins, suivant les agglomérations,
les "forces vives" économiques et sociales. Ce niveau établit
la stratégie urbaine et, en s'appuyant sur une activité de
veille et de diagnostic, assume la responsabilité du "lancement"
de projets urbains en fixant leur localisation, leurs enjeux
et leurs objectifs, et leurs rapports au reste du territoire.
Dans les agglomérations qui en disposent, ce niveau est accompagné
techniquement par les Agences d'Urbanisme, d'Aménagement et/ou
de Développement (Lille, Marseille, Brest...) qui mènent une
observation permanente de la situation de l'agglomération
et jouent une fonction de conseil auprès des autorités politiques.
Ailleurs, la question est posée de savoir si des "aménageurs"
peuvent jouer ce rôle de conseil et de diagnostic, bien que
leurs structures aient des intérêts propres aux solutions
retenues.
b) Le niveau 2 : le portage politique des projets
Ce niveau est celui de la prise en charge politique et financière
de projets urbains identifiés, localisés, auxquels des objectifs
particuliers ont été attribués par le niveau 1. La conduite
de ces projets doit s'appuyer sur une instance politique qui,
schématiquement, peut se construire de deux façons : soit
uniquement au sein de la Collectivité Locale, soit par la
mise en place d'un partenariat de portage où peuvent se retrouver,
à côté de celle-ci, l'Etat, d'autres collectivités territoriales
(Département, Région), le propriétaire foncier (E.D.F., S.N.C.F,
Groupe industriel...) ou d'autres partenaires de droit privé
(C.D.C., financiers..).
C'est à ce niveau 2 que se situe ce qu'on appelle souvent
la "maîtrise d'ouvrage des projets urbains" ou la "maîtrise
d'ouvrage urbaine" des projets, car c'est à ce niveau que
se structure, en particulier, les règles de partage éventuel
des coûts et des risques financiers. Ce niveau est aussi celui
des décisions "politiques" et des arbitrages sur l'orientation
et le contenu du projet, du maintien - dans la durée - du
cap sur les enjeux sociaux et économiques poursuivis, de l'évaluation
et de l'actualisation du projet.
c) Le niveau 3 : le pilotage technique
Ce niveau émerge avec un rôle particulièrement stratégique
dans l'organisation de l'aménagement. En effet, les opérations
se gèrent de plus en plus comme des processus, comme des "projets"
qui doivent être adaptés en permanence et qui exigent la mise
en synergie de nombreux acteurs. C'est là que se situe la
"conduite de projet", articulation entre le niveau politique
et les opérateurs de la réalisation. Le pilotage consiste
à traduire la stratégie en prescriptions opérationnelles,
à définir la configuration du projet et à le faire exécuter
par les différents opérateurs dans le respect des objectifs.
C'est un rôle de chef d'orchestre - pas seulement de coordination
- qui doit disposer de ses outils propres : suivi, tableaux
de bord, comptes et budgets globalisés du projet dans les
expériences les plus avancées (Lyon), etc. Dans les projets
complexes, le pilotage peut nécessiter la constitution d'une
véritable équipe de manière à intégrer les logiques de travail
des divers secteurs impliqués par le projet (social, économique,
urbanistique, etc...).
d) Le niveau 4 : la réalisation
Le niveau 4 est celui de la réalisation ; il mobilise directement
tous les opérateurs qui contribuent à l'atteinte des objectifs.
Chacun, dans le champ de son métier, œuvre dans le dispositif
dont la cohérence globale est régulé par le niveau du pilotage.
Au stade de la réalisation, les acteurs doivent en outre s'articuler
entre eux : ceux qui interviennent pour réaliser des investissements
matériels entre eux et avec ceux qui interviennent dans l'immatériel.
2. UNE INTERACTION PERMANENTE ENTRE
LES DIFFÉRENTS NIVEAUX EST NÉCESSAIRE À LA DYNAMIQUE DE PROJET
Au-delà de l'émergence de la fonction de pilotage et, souvent,
d'une plus grande complexité du portage politique des projets,
on observe que les différents niveaux réagissent les uns sur
les autres en permanence, par des aller et retour permanents
entre ce qui se passe sur le terrain et dans le court terme
d'une part, et les tâches de conception et d'orientation à
long terme d'autre part. L'aménagement est un processus interactif
dans la durée : le projet se réajuste en permanence et l'opérateur
doit être associé à sa conception.
D'un point de vue plus stratégique, cette zone intermédiaire
- portage et pilotage - est le lieu où s'articulent deux composantes
de l'aménagement qui ne doivent pas être confondues et qui
doivent chacune disposer d'une compétence et d'un savoir-faire
spécifique : d'un côté, la capacité politique de prise en
compte du long terme, de diagnostic et de conduite de projet,
de l'autre, la capacité technique qui doit s'appuyer sur un
niveau élevé de professionnalisation.
De même, les actions d'aménagement stricto sensu, touchant
à la configuration physique de la ville se trouve désormais
en interaction étroite et simultanée avec les interventions
économiques et la gestion sociale. Les systèmes d'acteurs
qui en résultent deviennent donc complexes, mêlant aménageurs,
services internes des collectivités et, plus généralement,
l'ensemble des intervenants dans la ville (police, enseignants,
intervenants de la santé, etc...).
En résumé, on peut dire
qu'il existe une tendance lourde qui fait évoluer l'aménagement
et la réalisation des projets urbains vers une forme "d'action
collective" et que la performance dépend de plus en plus de
la capacité de l'organisation à faire fonctionner "l'intelligence
collective". Il s'ensuit des besoins importants en interfaces
(la concertation en est une des formes, le pilotage, une autre)
qui mobilisent du temps de travail et donc des coûts dont
le financement n'est pas reconnu actuellement par les budgets
et les rémunérations standard associées aux procédures traditionnelles.
Dans ce contexte, le problème central est celui de l'organisation
de ces fonctions de portage et de pilotage, dont l'organisation
apparaît actuellement floue, diverse... c'est là que s'interpénètrent
les rôles d'aménageur et de maître d'ouvrage du projet urbain
; c'est là que l'aménagement est actuellement en expérimentation.
3. IL N'Y A PAS DE RÉPONSE ORGANISATIONNELLE
UNIQUE : LES SOLUTIONS DOIVENT S'ADAPTER À CHAQUE CONTEXTE
TERRITORIAL
On observe que les solutions pratiquées sur le terrain sont
très diverses et qu'elles sont liées d'abord aux circonstances
locales et à l'histoire des institutions territoriales.
Dans certains cas, il y a contraction des différents niveaux
sur une seule entité : c'était le cas d'Euralille, et c'est
de cette manière que s'est mis en place Euroméditerranée (E.P.A.).
Sans doute y a-t-il des tailles d'opération ou des niveaux
de risques particulièrement élevés qui justifient un resserrement
des divers niveaux du dispositif pour garantir une maîtrise
rigoureuse de l'articulation entre le projet et sa réalisation.
L'E.P.A. de Mantes a, lui, été créé à la demande expresse
des Collectivités Locales, qui disposaient pourtant auparavant
de leur outil (S.E.M.).
Le cas des E.P.A. est particulier puisqu'ils intègrent les
niveaux 2 et 3 (et partiellement le niveau 4) : à la fois
à opérateurs et pilotes, concepteurs et réalisateurs, stratèges
et acteurs du court terme... Il en résulte le risque d'une
certaine confusion des fonctions et d'un défaut de régulation
entre les enjeux opérationnels et stratégiques, confusion
qui pourrait s'avérer préjudiciable à la préservation des
finalités sociales et économiques. Cependant, cette position
spécifique des Etablissements Publics constitue indéniablement
une solution adaptée lorsqu'une intervention doit être réalisée
là où l'enjeu du projet se situe au-delà des capacités locales
de prise en charge politique (cas de Mantes ou de Marseille).
Dans de tels cas, l'organisation d'un partenariat équilibré
entre l'Etat et la Collectivité Locale peut être de nature
à mieux identifier la fonction de pilotage.
L'articulation du niveau politique et de la fonction d'opérateur
tend à privilégier le montage des dispositifs d'aménagement
sur une base locale. C'est bien cette tendance qu'on observe
dans beaucoup d'agglomérations : les structures qui interviennent
sur l'aménagement y sont spécifiquement dédiées au territoire
local, et elles sont des émanations directes des Collectivités
locales. Dans de nombreux cas, celles-ci se sont équipées
de structures (SORELI à Lille, SERS à Strasbourg...) qui,
sous le motif initial de l'aménagement, jouent en fait le
rôle d'opérateurs polyvalents : gestion de parkings et d'équipements,
maîtrise d'ouvrage déléguée de bâtiments publics, promotion
économique...
Dans les territoires où les collectivités locales sont faibles
ou qui se trouvent en dehors des structures intercommunales
d'agglomération, on observe la plupart du temps une carence
par rapport à l'émergence des projets et un manque de maîtrise
d'ouvrage et d'opérateurs. Des solutions doivent y être élaborées,
adaptées à la constitution de portages politiques et à l'intervention
d'opérateurs professionnels. En particulier, ceci implique
que des configurations d'opérateurs non attachés à un territoire
particulier soient préservées.
De toutes façons, la nécessité de maintenir - pour des raisons
évoquées plus loin - une masse critique suffisante chez les
opérateurs milite sans doute pour que les aménageurs-opérateurs
aient une assise territoriale élargie (à l'échelle intercommunale,
à celle d'une agglomération étendue, voire du département)
et interviennent donc pour une diversité de maîtres d'ouvrages
politiques.
En conclusion, la diversité
des configurations que l'on peut observer sur le terrain répond
à la diversité des situations et des histoires locales. Aucun
"modèle" d'organisation n'a de raison d'être privilégié comme
préférable dans l'absolu ; par contre, il semble essentiel
que les organisations qui sont mises en place explicitent
les contenus et les positions relatives des 4 niveaux de la
chaîne "amont-aval".
4. LES AMÉNAGEURS DIVERSIFIENT LEURS
STRATÉGIES
Les structures d'aménagement ont à s'adapter à un contexte
qui n'est pas seulement caractérisé par les grandes évolutions
de fond évoquées précédemment ; il est aussi perturbé par
deux autres facteurs:
la généralisation du contexte concurrentiel qui pèse de plusieurs
façons : par les inégalités qui apparaissent entre les conditions
de rentabilité des différentes catégories d'opérateurs, par
l'ouverture des marchés à l'échelle européenne, par les règles
d'encadrement de la concurrence qui placent dans l'illégalité
des modalités de contractualisation qui seraient nécessaires
au bon fonctionnement "amont-aval",
l'obsolescence des systèmes de rémunération des aménageurs
: d'une part, ceux-ci ne permettent pas la rémunération des
nouvelles fonctions ; d'autre part, la baisse générale des
flux de recettes foncières des organismes d'aménagement peut
mettre en cause leur capacité à maintenir leur qualification
professionnelle.
Sur ce deuxième point, il est certainement nécessaire d'adapter
les règles de rémunération en associant (dans quelles proportions
?) une partie forfaitaire couvrant des coûts structurels et
une partie proportionnelle permettant de solidariser l'opérateur
avec les risques de l'opération. En réaction à ce cadre général,
des stratégies d'adaptation très différentes apparaissent
:
beaucoup cherchent un élargissement de leur assise territoriale
pour sécuriser - dans un contexte plus difficile de rémunération
- la viabilité économique de leur structure ou pour conserver
la capacité de maintenance d'une masse critique de compétences
techniques,
soit pour des raisons de viabilité économique, soit en réponse
à des besoins locaux mal satisfaits, beaucoup s'engagent dans
la diversification de leur activité en élargissant leurs prestations
à d'autres domaines et métiers, en particulier vers la gestion
ou la fourniture de services urbains (gestion de parkings,
d'équipements, etc),
à l'inverse, on observe que d'autres se spécialisent et se
centrent sur un volet particulier du métier ou sur une problématique
d'intervention réclamant des savoir faire spécifiques,
d'autres encore cherchent un nouvel équilibre dans le resserrement
de leur structure sur les spécificités du métier d'aménageur
- en faisant un appel plus systématique à des sous-traitances
extérieures - ce qui accroît la réactivité et la flexibilité
des structures permanentes,
enfin une autre configuration est l'évolution vers la prise
en charge d'interventions complexes sur le tissu urbain, associant
la mise en œuvre de différents moyens et de différentes procédures,
dans un rôle d'opérateur "pilote" activant des procédures
relevant de diverses entités ou autorités.
Dans toutes ces évolutions, il n'est pas aujourd'hui certain
que les structures d'aménagement puissent toutes maintenir
en leur sein, de façon durable, un niveau et une diversité
de compétences adaptés aux exigences de professionnalisation
de plus en plus complexes. Il y a donc certainement, à l'échelle
de la profession, à rechercher les moyens de compenser ce
risque, par exemple dans le cadre d'une organisation en réseaux
ou par la constitution de "centres de ressources" mobilisables
par les structures opérationnelles locales.
Globalement, les repositionnements
des aménageurs se traduisent par des modifications de trois
grandes caractéristiques de leur structure : opérateurs d'intérêt
local ou opérateurs ayant une assise territoriale étendue
; opérateurs mono-thématiques ou opérateurs diversifiés ;
intervenants spécialisés au niveau opérationnel ou couvrant
une gamme étendue entre l'amont et l'aval. La question clé
est d'apprécier si, à travers les diversités des formes d'adaptation,
les structures d'aménagement auront la capacité à se saisir
des nouveaux enjeux.
5. PLUSIEURS RECOMMANDATIONS PEUVENT
ETRE FAITES
Offrir des solutions pour les territoires en attente de projets
: d'une part, constitution de structures politiques d'un périmètre
suffisant et disposant de la compétence leur permettant d'assurer
le portage des politiques d'aménagement (structures intercommunales
ou d'agglomération élargie) ; d'autre part, maintien d'opérateurs
mobiles sur le territoire.
Quelles que soient les formes d'organisation territoriale,
expliciter dans les montages le fonctionnement des trois niveaux
: portage politique, pilotage technique et réalisation opérationnelle.
Renforcer la possibilité des interactions entre les niveaux
amont et aval, notamment en autorisant la contractualisation
avec des opérateurs pendant les phases de conception amont.
Adapter les missions et les rémunérations de l'aménagement
aux fonctions nouvelles et aux nouveaux équilibres entre les
responsabilités des collectivités territoriales et celles
des aménageurs.
Mettre à l'étude des dispositions permettant d'homogénéiser
les conditions de la concurrence entre les opérateurs dont
les statuts induisent des logiques différentes de comptabilisation
et d'évaluation des prix de revient.
Jean
Frébault
Président du Club Ville Aménagement
Yves
Janvier
consultant

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